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Guérir par le jeu vidéo

par Sabrina Dourlens [27ème promotion].
Article publié le mercredi 22 février 2006.
 
Michael Stora, psychologue clinicien et psychanalyste, s’occupe d’enfants souffrants de troubles du comportement. Il est l’un des premiers à utiliser les jeux vidéo en thérapie. Une méthode qu’il explique dans son livre Guérir par le Virtuel.


-  En quoi les jeux vidéos peuvent-ils avoir un impact bénéfique ?

Tout d’abord, il permet de faire parler pendant et après. Cette méthode marche bien sur les enfants qui ont du mal à verbaliser. Avec le jeu, on est dans la symbolique. Le personnage que l’on choisit est une représentation de soi, un double idéalisé. A travers son avatar, on va transposer sa propre vie. Les jeux donnent un sentiment de victoire. Cela peut redonner du courage et de la confiance en soi. Je reçois beaucoup d’enfants en échec scolaire. Avec les jeux, ils peuvent persévérer et gagner. Il est important pour eux d’avoir le sentiment de réussir quelque chose en ayant un adulte à leur côté qui les valorise. De plus, les jeux libèrent l’agressivité en faisant émerger des pulsions. L’agressivité permet de sortir de la dépression. C’est très sain.

-  Quels jeux utilisez-vous pour vos thérapies ?

Ico sur playstation 2 utilise le sentiment d’amour et d’empathie, qu’on ne retrouve pas souvent dans les autres jeux vidéos. Ico est un petit garçon né avec des cornes et rejeté. Tous les enfants s’identifient à ce héros à cornes, différent, comme eux. Dans le jeu, il doit sauver une femme fragile. L’un de mes petits patients l’avait assimilé à sa mère, déprimée. Par le jeu, il essayait de la sauver à tous prix. L’enjeu allait bien au-delà du jeu vidéo. J’utilise aussi Les Sims car c’est un jeu révélateur de la façon dont on de représente les relation sociales et sa famille. La mise en scène permet de faire des choses qu’on n’oserait pas faire en vrai. Certains de ces jeux vidéo mettent en scène une réalité que nous rencontrons au quotidien, celle de la capacité à s’adapter à un contexte. J’ai cette hypothèse un peu folle selon laquelle le jeu vidéo devient une forme d’entraînement à la confrontation au réel.

-  Lesquels déconseillez-vous ?

Les jeux en réseaux sont les plus dangereux pour les personnes fragiles. On appelle les jeux en ligne « les mondes persistants », parce qu’ils n’ont pas de fin. C’est souvent par ce biais que certains adolescents ou adultes deviennent accros.

 [1]


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[1] Michael Stora, Guérir par le Virtuel (Presse de la Renaissance)



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