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Ferdinand met la Franz à genoux

par Laurent Suply [27ème promotion].
Article publié le mercredi 9 novembre 2005.
 
Le groupe écossais Franz Ferdinand est en tournée mondiale pour la sortie de son nouvel album. Les 28 et 29 octobre dernier, ils posaient leurs guitares pour enflammer le Zénith de Paris.

(JPG) Les Quatre de Glasgow sont de retour en France, avec sous le bras un nouvel album à défendre, « You Could Have it So Much Better... » paru en début de mois. Pour deux soirs, Franz Ferdinand investit en confiance le Zénith. Depuis son premier album, Franz Ferdinand est le grand-duc d’un double fief : les pistes de danses du monde entier, et les salles de concerts de toutes tailles. Les Chiliens de Panico ouvrent la soirée, avec bien peu de succès. Leur post-punk déglingué mâtiné de Pixies ne tient pas la comparaison avec la tête d’affiche. Les Anglais The Editors s’en tirent ensuite haut la main. Ils abandonnent la grandiloquence de leur premier opus, « The Back Room », et y gagnent en puissance de feu et en spontanéité.

À 21 heures, Franz Ferdinand fait son entrée. Si les jeux de lumières et les décors de ces quatre anciens étudiants aux beaux-arts sont encore étudiés, les fioritures des débuts - eyeliner, costumes coordonnés- ont été laissés au vestiaire. Dés les premières notes de This Boy, la foule d’un Zénith, presque comble pour le deuxième soir consécutif, semble conquise. Alex Kapranos a gagné une évidente assurance vocale après une tournée mondiale quasi-ininterrompue. Il lance : « Oh well I woke up tonight, I said I’m gonna make somebody love me... » . Le riff tellurique de "Do you wan’t to" single idiot, prend en concert toute sa puissance. 6000 français « lovent » Alex Kapranos. Fosse et gradins sont debout. Paris signe l’acte de rédition et livre les clés de la ville. À partir de cet instant, le groupe alterne des chansons de ses deux disques. Puissance de feu inédite : Franz Ferdinand ne possède dans son répertoire scénique que des tubes. Et cette capacité à dilater son énergie à l’infini. Que Franz Ferdinand joue dans un petit club, un stade, la cuisine d’Alex Kapranos, le résultat et le même : les marionnettistes de Glasgow font remuer jambes, têtes, bassins. Aucun antidote connu.

« Super Héros »

Alex Kapranos lâche les chevaux sur Take me out, fait un baladin convaincant sur la tranquille Walk Away qui permet à l’assistance de reprendre son souffle.Il s’adresse au public en Français, appuie sa prestation de quelques facéties, et se fait Monsieur Loyal pour présenter son gang : Nick McCarthy, guitariste assassin, en pleine forme malgré un son parfois étouffé. Bob Hardy, bassiste taciturne mais assuré. Et derrière les fûts, un lutin surexcité, Paul Thomson. Quand ces Quatre Fantastiques là prennent des allures de super héros, un refrain bafouillé sur You’re the reason I’m leaving rappelle aux spectateurs leur nature humaine. (JPG)

Le show total de Franz Ferdinand se termine sur un rappel de quatre titres, dont le très disco Outsiders, anecdotique sur disque mais ravageur ce soir. Paul Thomson rameute deux roadies du groupe pour martyriser sa batterie. Nick déroule au synthétiseur un cobra, ondulant et charmeur. Paul et ses deux acolytes invoquent un troupeau de mustang qui piétine le public. Alex Kapranos, en chef naturel, se charge de la mise à mort avec l’incendiaire This Fire. Ce soir, Franz Ferdinand confirme qu’il survole de très haut la masse des jeunes groupes de rock actuel, sur disque ou en concert. Les prétendants sont légions. S’y mettraient-ils à quatre pour détrôner le grand-duc qu’on ne parierait pas sa chemise sur leur victoire.

(Galerie photo disponible ici. Merci à David pour l’utilisation de sa photo)


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