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California dreamin’

par Florence Floux [29ème promotion].
Article publié le vendredi 1er février 2008.
 
Grâce à son tempérament bien trempé, Armelle Vincent - promo 83 - est parvenue à se faire sa place au soleil de Californie. Et à la conserver.

Armelle Vincent n’est pas commode. Le visage impassible voire fermé, ce n’est pas forcément à elle qu’on demanderait son chemin dans la rue. Grande et mince, l’allure sportive et le cheveu long, elle parle peu. Mais exprime clairement ses opinions. « La vidéo c’est obligatoire ? Je déteste être filmée ou prise en photo. » Elle est comme ça Armelle. Directe. Parler d’elle, se montrer, ce n’est pas l’exercice qu’elle préfère. Ce qu’elle aime, c’est partir à l’aventure - loin si possible - et écrire sur les autres. Depuis toujours.

« A 12 ans, je savais déjà ce que je voulais faire. » Le regard sombre et franc, les bras croisés, Armelle Vincent se raconte un peu. Du journal local de son père à Coulommiers (Seine-et-Marne), elle a gardé de grands souvenirs. Et la volonté de « faire quelque chose de différent tous les jours, d’éviter le côté planplan ». Un souhait qu’elle a bien su mettre en œuvre.

« Je voulais être indépendante, genre grand reporter. » Un beau jour de 1989, alors qu’elle bossait pour les Echos de la presse, elle a demandé à sa copine Cécile qui partageait son bureau si ça lui disait de partir faire le tour de l’Amérique latine avec elle. « Elle m’a dit oui. Je suis allée donner ma lettre de démission et j’ai vendu ma voiture. » Un manuel d’espagnol en poche - puisque ni l’une ni l’autre ne le parlait - elles sont donc parties pour une virée de six mois à travers tout le sous-continent.
Revenue au Mexique à la fin de l’aventure, Armelle fait la connaissance d’un surfeur américain - si si. « Il m’a invitée à le rejoindre chez lui en Californie. Je lui ai demandé un délai de 15 jours pour réfléchir. » Au bout de deux semaines, elle s’envolait pour la côte ouest américaine. Dix-huit ans, un mariage et trois enfants plus tard, elle ne regrette rien.

« Je suis complètement intégrée à la vie américaine »

Après une pause de quelques années, qu’elle a passées auprès de ses enfants, à faire de la traduction, Armelle s’est décidée à revenir à sa première passion. « Je me disais que c’était ce que j’avais toujours voulu faire, c’était dommage d’avoir arrêté. » Elle a donc repris ses habitudes et ses marques. Au bon endroit au bon moment, elle a réussi à décrocher un scoop sur le scandale des prêtres pédophiles qui a entâché l’Eglise catholique américaine il y a quelques années. Un sujet qu’elle a vendu à Marie-Claire USA. Complètement bilingue, elle a travaillé pour plusieurs revues américaines - dont Rolling Stone - avant de revenir à la presse française : le Figaro, Géo, Marianne, L’Amateur de cigares, Elle, Le Point, Télé2semaines ou DS... On ne compte plus les titres qui l’emploient. « Si je dois me battre avec les Américains, la compétition est trop rude et je n’ai pas de valeur ajoutée. Alors que pour les Français, j’apporte un plus. »

Sans compter qu’Armelle connaît très bien un autre grand pays du continent, le Mexique, où elle va souvent. «  J’étais mariée avec un Américain d’origine mexicaine. Nous allions beaucoup au Mexique voir sa famille et j’ai développé un grand intérêt pour ce pays. » Aujourd’hui, elle connaît cette région comme sa poche et parle très bien l’espagnol. Ce qui lui permet d’avoir récemment réalisé un sujet pour XXI sur les narco corridas, ces ballades mexicaines qui chantent les exploits des narcotrafiquants.

De la chirurgie esthétique sur mineurs, aux filles des gangs en passant par les hippies d’Oregon ou le couloir de la mort, Armelle Vincent réussit très bien là où beaucoup d’autres ont essayé. Après dix-huit ans d’Amérique, elle vient de se faire naturaliser pour pouvoir voter en cette période de présidentielle. « La plupart des correspondants restent sur place quelques années et ne côtoient que des Français. Moi je suis complètement intégrée à la vie américaine et mes enfants sont américains. » Un lien profond qui l’unit à ce pays pour pas mal de temps encore, et beaucoup d’autres articles.


Armelle Vincent raconte sa rencontre avec une condamnée à mort :


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