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Justice

La réclusion à perpétuité requise contre Yvan Colonna

par Florence Floux [29ème promotion].
Article publié le dimanche 16 décembre 2007.
 
Les plaidoiries des parties civiles et de la défense se sont succédées mercredi devant la cours d’assises spéciale de Paris, après que l’avocat général ait requis la peine maximale contre l’accusé.

« La culpabilité d’Yvan Colonna ne fait pour moi aucun doute. » L’avocat général de la cour d’assises spéciale de Paris, Yves Jannier, a exprimé le peu de doutes qui subsistent selon lui sur la participation de l’accusé à l’assassinat de Claude Erignac en tant que tireur, à la fin du procès. Il a ainsi requis contre lui la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine de sûreté de 22 ans. Une peine de sûreté comme punition supplémentaire, pour le tireur présumé. Pierre Alessandri et Alain Ferrandi, membres du « commando Erignac » et présentés comme les complices les plus directs d’Yvan Colonna, avaient été condamnés en juillet 2003 à la perpétuité, sans peine de sûreté. « Yvan Colonna est celui qui, ce soir-là, a appuyé sur une détente et a tiré trois balles sur le préfet, simplement parce qu’il était le représentant d’un Etat symbole de liberté », a asséné Yves Jannier.
Son confrère Christophe Tessier avait pris la parole avant lui pour défendre l’enquête menée par la Division nationale anti-terroriste et la police judiciaire, montrée du doigt pendant tout le procès. Une tâche difficile, voire impossible. « On est en présence d’un dossier où il y a eu des erreurs, des directions d’enquête poussées trop loin, des problèmes de préséances entre services... Mais la seule question est de déterminer si cela a joué sur la culpabilité d’Yvan Colonna », a-t-il reconnu. Des irrégularités dans l’instruction et l’enquête qui ne sont d’après lui qu’un « écran de fumée » et « une dynamique de confusion que veut créer la défense ».

« Il n’y a pas de vérité »

La plaidoirie de Me Pascal Garbarini, avocat d’Yvan Colonna, n’aura de cesse de rappeler les doutes qui pèsent sur la culpabilité de l’accusé, ainsi que le manque de preuves matérielles dont fait montre l’accusation : « Tout peut être interprété dans ce dossier. Il n’y a pas de vérité. » Il a ensuite rappelé les éléments de la thèse du bouc émissaire protégeant une enquête mal menée, ou un septième complice encore en liberté. Avant de s’adresser directement aux magistrats : « Ne faites d’Yvan Colonna un Dreyfus corse. Acquittez-le. » Le verdict devrait être annoncé jeudi ou vendredi. 

A lire également :

-  Procès Colonna : le "commando Erignac" laisse planer le doute

-  Yvan Colonna sur les lieux du crime


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