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Bloc Party au Zénith, carré mais sans relief

par Malo Delarue [29ème promotion].
Article publié le lundi 19 novembre 2007.
 
Les quatre Londoniens de Bloc Party se produisaient au Zénith de Paris lundi dernier dans le cadre des 20 ans du festival des Inrocks. Devant un public plutôt acquis à leur cause, Kélé Okéréké et sa bande n’ont pas effectué leur meilleur concert. Pis, ils ont déçu certains fans.

Le Zénith, 22h00. La gigantesque salle de concert ne fait pas le plein. Seuls quatre mille spectateurs ont pris place, au lieu des six mille des grands soirs, et les larges rideaux noirs dressés pour couper les gradins en deux ne suffisent à cacher le manque d’affluence. Du bobo adulescent capuché à la midinnette strassée, on se dit que le public amassé devant la scène incarne bien le lectorat des Inrockuptibles : éclectique, stylé et... très parisien.

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Côté coulisses, l’heure est à la concentration pour le combo britannique Bloc Party. Regroupés en cercle tels des rugbymen avant le combat, les quatre protégés de Franz Ferdinand font le vide, dans le silence. « Let’s go buddies ! » lâche alors subitement le leader black, Kélé Okéréké, avant de s’élancer sur scène. La foule est ravie et le fait savoir. Après le ska festif et coloré du collectif suédois I’m From Barcelona en première partie - sympathique mais presque trop familial -, le rock’n roll retrouve ses lettres de noblesse.

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Dès lors, impossible de ne pas se déhancher et tomber dans l’hystérie collective à l’écoute de Banquet, morceau ô combien tubesque ayant fait la renommée du groupe et le succès de leur premier album Silent Alarm (plus d’1 million d’albums écoulés dans le monde, tout de même...). On se dit alors que l’on va groover pendant un bon moment, en se laissant emporter par les hits new wave de Bloc Party...

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Seulement ce soir, le quatuor joue surtout les morceaux plus complexes et plus tempérés du second opus, A week-end in the city. Les guitares sont toujours bien présentes et la batterie reste incisive, mais la mélodie accroche nettement moins. « On aime ce groupe à la fois pour ses sonorités pop terriblement groovy et ses chansons nostalgiques qui font pleurer les filles, confie Bruno, trentenaire mal rasé qui voit Bloc Party pour la 3ème fois. Le 2ème album est à ce titre assez décevant. Et en live cela se ressent. »

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23 h 30. Le show terminé, la frustration prend le pas sur l’enthousiasme de Julie, jeune graphiste qui espérait voir beaucoup plus de la part des Londoniens. « Le concert était carré et efficace, mais on aurait aimé un peu plus de folie, un peu plus de lâchage sur scène, déplore-t-elle. Il n’y a pas eu ce petit quelquechose qui transforme un live en concert d’exception. »

De retour dans sa loge, Kélé Okéréké déguste ses lasagnes, entouré de quelques groupies privilégiées. Pas une goutte de sueur ni de marque de fatigue sur son visage. On a du mal à croire qu’il vient de chanter devant plusieurs milliers de personnes. « Moi et mes musiciens sommes complétement exténués de notre tournée, avoue le chanteur d’origine nigériane. On y a laissé beaucoup d’énergie et forcément, on a, malgré nous, moins donné ce soir que lors des premiers concerts. » Dommage pour le public parisien, qui quitte le Zénith en ayant le sentiment d’avoir vu un live propre mais pas tout à fait rock’n’roll.


Photos Juliette Robert
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