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Fermer la porte de la chambre à coucher

par Olivia Fabresse [29ème promotion].
Article publié le mardi 13 novembre 2007.
 
Ce n’est ni Closer, ni Voici qui a posé la question tant attendue sur le divorce des Sarkozy, le jour même de l’annonce de celui-ci. Mais bien le respectable quotidien Le Monde, lors d’une conférence de presse à l’issue du sommet européen de Lisbonne, le 18 octobre. Et le président a répondu par l’ironie : « J’aurais aimé qu’un journal comme Le Monde puisse se passionner pour l’Europe plutôt que pour ma vie privée, mais après tout c’est sûrement de ça qu’on doit être flatté. Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ? ».

Elle semble bien loin la célèbre formule de Claude Angéli : « Le journalisme s’arrête à la porte de la chambre à coucher ». La faute à qui ? A Nicolas Sarkozy qui, bien avant la première rupture de son couple en 2005, a théorisé l’absence de frontière entre le domaine public et la sphère privée ? Aux journalistes, qui se sont laissés attirer par les strass et paillettes du couple présidentiel ? Un peu des deux, serait-on tenté de dire. Mais cela ne dit pas si les journalistes ont eu raison de poursuivre ainsi le couple présidentiel et David Martinon, porte-parole de l’Elysée devenu « Monsieur not comment », pour leur extirper des informations sur cette prétendue séparation. Si la porte de la chambre à coucher s’entrouvre, doit-on l’ouvrir à grands coups de pied et y faire entrer une horde de journalistes et de caméras ? Oui, le couple Sarkozy a mêlé le privé au public. Oui, les Sarkozy ont fait de leur couple un instrument de conquête politique. Oui, Cécilia a eu un rôle politique : le choix de certains conseillers du président, de ministres et la toujours obscure libération des infirmières bulgares. Mais, cela ne doit pas empêcher les journalistes d’être responsables devant leurs lecteurs et vis-à-vis d’eux-mêmes. Non, l’histoire du couple Sarkozy n’est pas la nôtre.

Maintenant que le divorce a été officiellement annoncé, il faut parler du divorce des Sarkozy en mesurant ses conséquences sur la res publica. Ne pas en faire mention, serait mettre de côté un élément déterminant des choix du président de la République. S’étaler sur les détails de cette affaire privée, même si elle concerne un homme public, serait une erreur fâcheuse qui ne ferait qu’entacher l’image du journalisme en vulgarisant dangereusement la politique. Fermons enfin la porte de cette chambre impudique.

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