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Le dropspotting, jeu d’utopistes

par Alexandre Chassignon [28ème promotion].
Article publié le lundi 27 novembre 2006.
 
Des lieux où déposer un objet à l’attention du monde entier, en donnant l’adresse de la planque sur Internet : c’est le principe des dropspots. Une idée d’abord semée aux Pays-bas, et qui commence à germer en France. Entre chasse au trésor et poésie.

Non, l’e-commerce n’a pas tué l’autre Internet, celui des découvertes intriguantes et gratuites - dans tous les sens du terme. Après le "book-crossing", le web a accouché du "dropspotting". A la base, le même principe : la transmission. Les points communs s’arrêtent là. Les book-crosseurs sont surtout des lecteurs, les dropspotteurs, des rêveurs.

Lionel, l’un des premiers dropspotteurs français, a laissé un livre dans un buisson, à l’ombre d’une église, près de Lille. Avec une note expliquant qu’il souhaite que Le tour d’écrou, de Henri James, aille sur la Lune. Qu’un visiteur du spot lui fasse traverser l’Atlantique, un autre rejoindre la Floride. Qu’un troisième l’introduise sur le pas de tir de Cap Canaveral, avec l’espoir qu’un astronaute en partance remarque le livre et l’emporte. Lionel appelle cela son « utopie ».

Le choix de l’objet et de son emplacement permettent ainsi aux dropspotteurs d’exprimer leur fantaisie. Le dropspotting, c’est « surtout une démarche », insiste Lionel. L’un des deux dropspots de Paris est... un livre, au fond d’une librairie atypique. Entre les pages, les visiteurs successifs ont déposé de courts poèmes à l’adresse de ceux qui passeront après eux. Leurs réponses, bouts de papiers accumulés, commencent à former une oeuvre collective. « Des supports à l’imagination », comme ont pu l’être le Macintosh lâché par un des premiers dropspotteurs néerlandais, ou la canette de bière trouvée par Lionel dans un spot belge, la semaine dernière. Des bouteilles à la mer, lancées dans des boîtes aux lettres, avec l’espoir que celui ou celle qui ira regarder leur contenu comprendra la tonalité du message et y répondra par un autre objet... à condition de trouver la boîte.

Chaque créateur de dropspot laisse des instructions sur le site internet, où les emplacements sont précisés sur des cartes. L’autre dropspot parisien consiste en un porte-monnaie rouge caché dans un chantier. Caché, car même en le cherchant, difficile de mettre la main dessus ! Et que dire des milliers de piétons qui passent devant chaque jour, sans même connaître son existence.

Quand au livre de Lionel, derrière sa chapelle, il n’a pas été dérangé en quinze jours d’attente.


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